Chouchouter son intestin pour prendre soin de son cerveau

Importance de notre microbiote sur notre santé mentale

L’axe intestin-cerveau orchestre un dialogue permanent entre notre système digestif et nos émotions, faisant du microbiote le véritable gardien de notre équilibre mental et de notre clarté cognitive. Puisque cet écosystème bactérien influence directement notre production de neurotransmetteurs et notre gestion du stress, le choyer n'est plus une option, mais une priorité. Dans cette quête de sérénité intérieure, le pollen frais s'impose comme un allié d'exception. Ce trésor vivant de la ruche agit comme un régénérateur puissant de la flore intestinale, renforçant ainsi le lien vital qui unit notre ventre à notre esprit.

Quel est le lien entre le cerveau et l'intestin ?

On a longtemps exploré le lien et le dialogue entre cerveau et intestin en se focalisant sur un axe de communication à sens unique, seulement descendant du cerveau vers l’intestin. Or cette communication est bilatérale ! Par exemple, quand il est soumis à du stress, le cerveau peut déclencher la libération de cortisol dans le sang. Cela va perturber la faculté de la paroi de l'intestin de se contracter en provoquant des stases (arrêt ou ralentissement du transit) ou des perturbations qui, au contraire, vont accélérer le transit. Les personnes stressées vont donc parfois être constipées ou à l’inverse avoir des diarrhées. Certaines hormones libérées peuvent aussi augmenter la perméabilité intestinale.

Le stress va inhiber le nerf vague ou nerf parasympathique en activant le nerf sympathique (ou nerf orthosympathique), favorisant un état inflammatoire. Le nerf vague joue un rôle anti-inflammatoire majeur ! C'est lui qui relie le tube digestif au cerveau et qui l’informe en permanence en lui transmettant des sensations digestives ainsi que les informations provenant des cellules immunitaires et du microbiote.

Bienfaits de l'apithérapie sur le stress

Importance du nerf vague

Le nerf vague est la principale voie anatomique de dialogue de l’intestin vers le cerveau. Les informations communiquées sont traitées de façon non consciente. Il favorise entre autre la digestion et la motricité de l’intestin. Les fibres de ce nerf sont particulièrement influencées par des composés libérés par les bactéries intestinales ou par interaction avec des cellules locales qui produisent des hormones et des neuromédiateurs tels que l’acétylcholine. Celle-ci favorise la régulation de la perméabilité intestinale et lutte contre l’inflammation.

Système parasympathique et sympathique

Quand le microbiote est perturbé, un état inflammatoire est déclenché qui peut jouer un rôle dans la détérioration de la santé mentale. C’est l’un des résultats les plus marquants de la recherche en psychiatrie des deux dernières décennies. Les personnes déprimées présentent des niveaux plus élevés de marqueurs inflammatoires dans le sang. Certaines dépressions seraient donc en réalité des inflammations masquées. Le psychiatre Guillaume Fond recommande d’ailleurs aux personnes dépressives de faire un bilan inflammatoire.

  • Certaines bactéries du microbiote (ou flore intestinale) pénètrent dans la muqueuse.
  • Selon le type de génome d'une personne, une réaction immunitaire est déclenchée et provoque une production d'agents inflammatoires.
  • La réponse inflammatoire conduit à l'augmentation des sites de liaison pour d'autres mauvaises bactéries à la surface de l'épithélim.
  • Ces "mauvaises bactéries" envahissent la muqueuse, ce qui exacerbe l'inflammation.
Dysbiose intestinale

Comment l'alimentation agit sur le cerveau ?

Par exemple, une alimentation riche en fibres alimentaires permet la sécrétion d’acides gras à chaînes courtes (ACC) à partir de la fermentation de ces dernières. L’un de ces acides - le butyrate - est un carburant essentiel qui fournit 70 % de l’énergie des cellules du colon. S’il est déficitaire, les cellules commencent à se dévorer entre elles et abîme la barrière intestinale favorisant une perméabilité accrue qui va nourrir l’inflammation.

Le microbiote pourrait aussi jouer un rôle majeur dans la protection du cerveau en participant à l’intégrité de son enveloppe protectrice, une barrière vasculaire spécialisée qui limite le passage des grandes molécules et des cellules du sang au cerveau. Par des mécanismes encore inconnus, les ACC améliorent cette barrière. Une partie des personnes souffrant de troubles mentaux ont une barrière hémato-encéphalique dont la perméabilité est augmentée.

Cuisine méditerranéenne pour soigner son microbiote

Les états de dysbiose intestinale créent de l’inflammation qui vont altérer la communication bidirectionnelle entre cerveau et intestin et peuvent engendrer une augmentation des troubles anxieux et dépressifs. Les personnes dépressives présenteraient des microbiotes moins riches et moins diversifiés. Dans ce contexte on mesure l’importance d’une alimentation saine anti-inflammatoire et ses effets sur le bien-être psychique et la santé mentale. Le régime de type méditerranéen basé principalement sur des ingrédients d'origine végétale et la suppression des produits ultratransformés sont à encourager.

Importance de rééquilibrer son microbiote

Plus le produit a été "trafiqué", plus il y a de chances que l’organisme le reconnaisse comme un ennemi et déclenche une réaction inflammatoire qui peut se propager dans tout l’organisme lorsque la barrière de l’intestin est perméable. Cette inflammation touche alors le cerveau comme les autres organes même si les mécanismes de la neuro-inflammation restent méconnus.

Quels aliments privilégier pour renforcer son microbiote ?

L’alimentation méditerranéenne consiste à privilégier de grande quantité de légumes de saison, de fruits frais, de noix et à consommer un peu de viande, des poissons gras, des protéines végétales, beaucoup de salades et de légumes crus pour enrichir son assiette en prébiotiques, de formidables fertilisants pour le microbiote.

Pollen frais pour soigner son microbiote

Les aliments anti-inflammatoires sont pour la plupart d’origine végétale non transformés, riches en fibres, en protéines et pauvres en sucres rapides et en graisses saturées. Les pollens non séchés répondent en tout point à ces critères et sont d’excellents alliés du microbiote grâce à leur richesse en prébiotiques et probiotiques. Ce sont des supers aliments vivants qui participent aussi à l’équilibre psychique.

 

Sources

  • Bien manger pour ne plus déprimer du Dr Guillaume Fond  - Editions Odile Jacob
  • Le guide terre vivante de la santé du ventre du Dr Martine Cotinat – Editions Terre vivante
  • À la découverte du ventre et de ses bactéries du Dr Marcel Roberfroid – Editions Guy Tredaniel
Fleurs de pollen Fleurs de pollen
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